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Mozart : sa vie, son œuvre… mais sans lui

vendredi 30 juillet 2010 par Fred Audin

Il est évidemment risqué de vouloir donner une version nouvelle de la symphonie n°40 de Mozart, risque néanmoins mesuré puisque dans la discographie pléthorique de cette œuvre, on aura forcément le souvenir d’avoir entendu moins bien. René Jacobs, avant d’aborder l’œuvre instrumental de Mozart, s’est distingué par une série d’opéras, parmi lesquels La Clémence de Titus était une véritable réussite, comme le Don Giovanni, apprécié par l’ensemble de la critique. La direction de son travail se concentrait sur l’idée de rompre avec la tradition romantique pour revenir à des valeurs plus « authentiques », tempi rapides, théâtralité affirmée. Le nouveau disque qu’il nous livre, comprenant les deux premières symphonies de la « trilogie » finale, succède à un premier volume qui réunissait les Symphonies n°38 et 41. S’il paraît avoir mis ici un peu d’eau dans son vin, sa vision reste très différente de la tradition interprétative « classique » de ces œuvres, dans un esprit à la fois plus scénique et buffo, au risque qu’on ne retienne du feu d’artifice produit, que l’artifice.



David Oïstrakh et son trio à clavier

jeudi 29 juillet 2010 par Michel Tibbaut

Le portrait consacré par les éditeurs à David Oïstrakh (1908-1974) ne serait pas complet s’il n’incluait le Trio Oïstrakh, formation légendaire que ce grand musicien a créée avec deux de ses compatriotes, le violoncelliste Sviatoslav Knushevitzky (1908-1963) et le pianiste Lev Oborine (1907-1974). Brilliant Classics avait déjà honoré David Oïstrakh auparavant, lors d’une publication en 20 CDs dévolue à des œuvres concertantes et de musique de chambre, elle-même complément idéal à un coffret EMI.



Brise estivale d’un saxophone dans la pinède

mercredi 28 juillet 2010 par Fred Audin

Le répertoire spécifique du saxophone en musique classique, et particulièrement en musique de chambre, reste relativement restreint. Le premier disque d’Alina Mleczko était entièrement consacré à des pièces que des compositeurs polonais lui avaient dédiées. Les suivants, Siesta et Fiesta présentaient un mélange d’arrangements, avec formation de cordes et percussions, issus en partie du domaine du jazz, où Milhaud et Ravel voisinaient avec Chick Corea, Piazzola et Morricone. En duo avec la pianiste Agnecska Kopacka, la voici enfin dans un programme moins mélangé d’œuvres complètes apparentées au genre de la sonate.



L’insurpassable Dvorak de Charles Mackerras

mardi 27 juillet 2010 par Vincent Haegele

Il y aurait tant à dire sur la perfection de cet enregistrement qu’une simple chronique n’y suffirait pas : c’est une véritable thèse en quatre volumes de la musique orchestrale de Dvorak que Charles Mackerras nous livre, concentrée sur la surface d’un seul disque consacré aux Poèmes symphoniques inspirés des contes d’Erben. Mais quel disque, peut-être l’un des plus beaux qu’il nous soit donné d’écouter en cette année 2010. Retour et résumé des quatre « volumes » de cette imposante somme.



Weinberg, versatilité de la mémoire

mardi 27 juillet 2010 par Fred Audin

L’année 2010 peut apparaître comme l’année Weinberg, alors que le quinzième anniversaire de sa mort ne tombera que le 26 février 2011. Sa musique de chambre (quatuors et sonates pour cordes seules principalement) commence à être assez bien représentée, de nombreuses maisons d’opéra européennes se sont engagées dans la révélation de ses œuvres scéniques (quatre opéras créés entre juin et septembre 2010). Mais, en dépit de deux tentatives inabouties, peut-être pour des raisons de budget, le corpus symphonique, central dans l’œuvre, et qui place Weinberg dans le quintette de tête des compositeurs les plus productifs du XXème siècle, reste largement inexploré et sous-estimé. La parution chez Chandos d’un quatrième volume d’œuvres symphoniques doit être saluée, même si la série commencée par Gabriel Chmura paraît sinon définitivement condamnée, au moins repoussée aux calendes grecques, et que ce nouvel enregistrement ne propose que des versions alternatives, en SACD tout de même, des symphonies 1 et 7, déjà représentées au catalogue général du disque compact, quoiqu’il soit parfois difficile de se les procurer.



Quand est-ce qu’on mange ?

mardi 27 juillet 2010 par Laurent Marty

Un manuscrit, conservé à la bibliothèque du Conservatoire San Pietro a Majella de Naples garde la trace de vingt-quatre concertos da camera de compositeurs napolitains ou ayant œuvré à Naples. Le flûtiste Bart Coen a décidé d’en extraire huit dans ce disque un peu court, qui aurait pu contenir facilement la moitié du recueil.



Andrzej Nikodemowicz, ce fantôme

mardi 27 juillet 2010 par Thomas Rigail

Le pianiste, professeur et compositeur polonais Andrzej Nikodemowicz n’est pas un personnage très connu de la musique polonaise de l’après-guerre : il semble que cet enregistrement de pièces de chambre publié par Dux soit le premier entièrement consacré à sa musique. On s’étonnera alors qu’il se consacre exclusivement à des pièces de jeunesse (1947-1956) qui ne sont sans doute pas représentatives de son style de maturité. Pourtant, elles apparaissent déjà comme l’œuvre d’une voix singulière.



Haydn en Bavière

mardi 27 juillet 2010 par Jean-François Maisières

BR Klassik présente ici un concert dédié à Haydn par Mariss Jansons : au programme, la Symphonie n°88, une ouverture et la célèbre Harmoniemesse. Une exécution qui fut sans doute plaisante pour ceux qui y assistèrent mais qui n’appelait peut-être pas à être documentée au disque.



Le Temps, l’Etendue et le Nombre sont tombés du noir firmament

lundi 26 juillet 2010 par Fred Audin

Krzysztof Baculewski fait partie d’un groupe de compositeurs polonais nés dans les années 50 qu’on a désignés sous l’appellation « génération de Stalowa Wola » et qualifiés de « nouveaux romantiques » pour marquer leur opposition à l’avant-garde post-sérielle définie par l’observance du dogme structuraliste édicté par Penderecki et connu –au moins localement- sous l’appellation de style « sonoristique ». Une attention nouvelle à la mélodie et à la beauté sonore, en même temps qu’une inspiration dérivée des processus scholastiques de la musique baroque, caractériserait la musique de Baculewski. Malgré ses déclarations soulignant le rejet d’objets esthétiques purement intellectuels, le travail de Baculewski s’apparente néanmoins pour partie à un constructivisme assez froid dont l’importance risque de rester confinée aux cercles « autophages » parisiens et varsoviens.



L’autre Berg, égaré en Europe

dimanche 25 juillet 2010 par Thomas Rigail

Ce deuxième volume des œuvres pour orchestre de Natanel Berg, qui fait suite à un disque consacré aux deux premières symphonies, regroupe la symphonie n°3 et deux œuvres orchestrales de moindre importance. Si le compositeur apparaît moins talentueux que Kurt Atterberg et Ture Rangström, ses deux confrères dans le renouvellement de la symphonie suédoise au début du XXème siècle, sa troisième symphonie, aussi intense que facile, ne manque pas son effet.




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