ABC

Articles les plus récents


Articles les plus récents


Un Telemann arrangeant pour néophytes

lundi 8 février 2010 par Fred Audin

Le jeune label Hérisson consacre sa troisième parution à des œuvres de Telemann mettant en vedette le hautbois et le basson. L’enregistrement, très réussi, irritera peut-être les spécialistes de musique baroque, par le manque de précisions techniques fournies sur l’origine des œuvres et les caractéristiques des instruments joués. Il répond cependant très bien au titre choisi « Plaisir et joie » (inspiré d’une citation de la première auto-biographie du compositeur) sans prétendre à plus de pertinence musicologique. C’est un peu comme si l’on vous proposait au restaurant de commander une « assiette anglaise », sans en préciser la composition.



Magdalena Kožená et le Venice Baroque Orchestra : l’essence de l’opéra vivaldien

lundi 8 février 2010 par Philippe Delaide

Après une collaboration particulièrement réussie, au disque comme au concert, entre Magdalena Kožená et Andrea Marcon dans des arias de Haendel, il était plus que tentant de renouveler l’expérience avec Antonio Vivaldi. Les couleurs instrumentales, les phrasés du Venice Baroque Orchestra nous révèlent la musique de Vivaldi, telle que l’on se l’imagine idéalement, tout au moins, lorsque l’on a eu le plaisir de flâner sur les canaux ou dans les campi de la Sérénissime. Il faut se rappeler, à cette occasion, le très bel enregistrement de motets du même compositeur que le chef italien avait réalisé avec la soprano Simone Kermes [2].



Lodewijk Mortelmans, les fleurs discrètes d’un printemps tardif

vendredi 5 février 2010 par Fred Audin

Les dates ne doivent pas tromper : même s’il disparut en 1952 à l’âge de 84 ans, Lodewijk Mortelmans appartient bien au XIXème siècle et sa musique orchestrale s’inscrit dans une veine romantique dont les hardiesses harmoniques ne dépassent pas Bantock ou les premiers essais de Sibelius. Les historiens de la musique lui reconnaissent en général une place tutélaire dans le renouveau de la musique symphonique flamande, quoiqu’il soit surtout demeuré pour la postérité un maître de la mélodie. On ne peut lui dénier un sens de l’architecture musicale et un solide métier d’orchestrateur qui conserve à son œuvre un intérêt comparable à celui des compositeurs de l’école anglaise, élèves de Stanford et Parry.



Un récital Mozart sans réelles surprises

vendredi 5 février 2010 par Hélène Biard

Après un premier récital Haendel, Danielle De Niese sort chez son éditeur Decca un nouveau disque consacré cette fois à Mozart. Beau disque, mais au programme un peu convenu, constitué d’une majorité de tubes auxquels s’ajoutent seulement deux airs de concert, et un air alternatif des Noces de Figaro.



Lincoln plus grand mort que vivant

mardi 2 février 2010 par Fred Audin

Genre spécifique aux régimes politiques monolithiques et univoques, la célébration des figures historiques unificatrices des grands empires a connu une grande vogue tant en URSS par la production de Lénine-Oratorios qu’aux USA sous la forme de Lincoln-Portraits, et représente pour les compositeurs aspirant à la reconnaissance officielle une sorte de passage obligé. Quand Naxos et Leonard Slatkin ont conçu le projet de célébrer le bicentenaire de la naissance de Lincoln, ils se sont trouvés confrontés à un corpus d’environ 90 œuvres importantes sur le sujet, parmi lesquelles ils ont retenu huit compositions, dont l’incontournable pièce d’Aaron Copland, la seule à s’être imposée au-delà des frontières.



Parsifal : découvertes et habitudes

vendredi 29 janvier 2010 par Pierre Philippe

Un Parsifal des années cinquante avec en tête de distribution Martha Mödl et Wolfgang Windgassen… on ne peut que penser aux distributions de Bayreuth de cette époque. Que ce soit au monument de 1951 dirigé par Hans Knappertsbusch, mais aussi aux versions menées par Clemens Krauss ou André Cluytens par exemple dans des styles différents. Cette parution doit donc supporter la comparaison avec toutes ces captations pour sortir du simple document et apparaître comme une version musicalement intéressante. Et c’est au final ce qu’elle est. On retrouve deux points forts en tête d’affiche, mais il n’y en a pas que pour eux : l’ensemble est de très haut niveau, n’ayant pas à rougir des comparaisons possibles.



Lalo, symphoniste concertant : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté… »

vendredi 29 janvier 2010 par Fred Audin

La Symphonie Espagnole de Lalo a été si souvent enregistrée par les plus grands violonistes qu’en donner une nouvelle version risque de se révéler un piège, même lorsqu’on y adjoint deux œuvres beaucoup moins connues et une thématique autour de leur créateur, Pablo de Sarasate. Mais quand la réussite est là, elle est d’autant plus éclatante que le risque était grand, et il convient de saluer ce disque qui, bien plus qu’un récital de violon virtuose, permet de découvrir tout un pan du répertoire symphonique français, par un chef qui en est devenu l’un des plus éminents spécialistes.



Sur les traces de Martinů

jeudi 28 janvier 2010 par Vincent Haegele

Intéressante démarche que ce disque de l’ensemble Calliopée, consistant à nous faire découvrir le cheminement compliqué qui conduisit à l’exhumation d’une partition de jeunesse considérée comme perdue, le Trio à cordes H136 de Martinů. Œuvre de jeunesse d’un compositeur en résidence parisienne, bouillonnante et pleine de promesses, le Trio méritait sans aucun doute cette mise en perspective. Au final, un coffret bien fichu, bien documenté mais dont l’intérêt semble plus historique que musical.



L’opéra japonais de Hans-Werner Henze

jeudi 28 janvier 2010 par Fred Audin

Il est très rare qu’un chef d’œuvre de la littérature, et plus encore s’il ne s’agit pas à l’origine d’une pièce de théâtre, connaisse une adaptation à l’opéra d’un niveau comparable, qui n’en diminue pas la portée, voire ajoute à l’universalité de son retentissement. Pour obtenir ce résultat, Hans Werner Henze s’y est repris à trois fois, les révisions successives de son opéra de 1990 Das verratenen Meer (L’océan trahi), froidement accueilli à l’époque, se rapprochant du texte originel par l’adoption d’un livret japonais qui capture l’ambiguïté radicale du roman de Mishima Gogo no Eiko, connu en occident sous le titre Le Marin rejeté par la Mer.



A la découverte du gothique

vendredi 22 janvier 2010 par Laurent Marty

On a longtemps pensé qu’il n’avait guère existé de musique instrumentale avant la Renaissance, voire même avant la période baroque. Ce n’est qu’assez récemment que la recherche musicologique, et le disque à sa suite, se sont penchés sur le répertoire gothique pour orgue, notamment sur le Livre d’orgue de Buxheim, premier recueil de pièces pour clavier qui nous ait été conservé, et qui date de 1470 environ.




Soutenir le magazine


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 151782

Suivre la vie du site fr    ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.10 + AHUNTSIC