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Véronique Gens nous invite au voyage (Ondine)

mercredi 21 août 2013 par Pierre Philippe

Au fils des ans, Véronique Gens parcourt les siècles musicaux. Alors qu’elle se fit d’abord connaître dans le répertoire baroque, elle a petit à petit exploré le répertoire classique avec bien sûr Mozart mais aussi Gluck, avant de faire quelques incursions chez les romantiques. Avec sa grande déclamation tragique, son style impeccable et son port altier, elle semble faite pour les grandes tragédies qui sont le cœur de répertoire de l’époque classique mais aussi celui qui en est peut-être le descendant direct : Berlioz. Avec ce disque Véronique Gens enregistre pour la deuxième fois Les Nuits d’Été, mais cette fois avec la plus rare Herminie. Pour compléter, l’un des cycles les plus connus du répertoire français : Shéhérazade de Ravel.



Rautavaara referme l’horizon en boucle (Ondine)

mardi 11 juin 2013 par Fred Audin


En 2009, Einojuhani Rautavaara pouvait s’enorgueillir d’un catalogue de douze concertos, le tout premier, comme le dernier enregistré ici étant un concerto pour violoncelle, cette clôture en boucle ne marquant guère un point final puisque ce deuxième concerto pour violoncelle est intitulé Vers l’horizon ce qui laisse supposer une curiosité pour le mystère de ce qui réside derrière cette dernière frontière qui comme chacun sait, demeure impossible à atteindre puisqu’elle recule à mesure qu’on avance.



Rautavaara et le chœur d’enfants ; pour amateurs éclairés uniquement. (Ondine)

mardi 11 juin 2013 par Fred Audin

Quoi de plus ingrat que des œuvres pour chœur d’enfants ? Un genre qu’on pensait réservé à la musique britannique, ou à des compositeurs spécialisés. L’étonnant est que cela passe sans grand agacement ni ennui ; pour en rendre compte de façon objective, il faudra néanmoins répéter un peu ce que nous dit la notice, ce disque, très bien interprété, étant pour nous d’un intérêt plus que secondaire, les œuvres les plus marquantes existant également (à part la Messe) dans des versions pour adultes.



Rautavaara : contemplation extatique parfois exténuante (Ondine)

vendredi 31 mai 2013 par Fred Audin

Einojuhani Rautavaara, compositeur finlandais fut l’un de ceux qui eurent le privilège de porter le cercueil de Sibelius. Comme nombre de ses confrères, après avoir expérimenté dans la veine dodécaphonique dans les années 50, il devint un des représentants du post-tonalisme, tendance extatique répétitive. Quatre disques d’œuvres chorales, un seul accompagné par l’orchestre, c’est peut-être beaucoup pour une entrée en matière. Se laisser porter par les voix, sans chercher à comprendre, -on ne possède pas la langue - ; le rythme des Alléluias suffit à établir l’atmosphère. Il y a aussi de la musique profane, même si elle vise cette « affinité vers l’infini » qui serait la définition de l’aspiration religieuse, y compris chez l’agnostique.



Au moins un chef d’œuvre, mais de qui au juste ? (Ondine)

mardi 12 février 2013 par Fred Audin


On ne comprend pas que l’affaire n’ait pas fait plus de bruit : trois concertos rendus d’un coup au catalogue de Joseph Martin Kraus, dont on ne possédait plus qu’une œuvre concertante (pour violon), et de plus trois concertos pour alto, alors que cet instrument a été pour le moins négligé en tant que soliste tant à l’époque classique que romantique. Car ce ne sont pas des transcriptions que présente David Aaron Carpenter mais d’authentiques concertos pour alto dont la partie soliste est étonnamment virtuose. L’un des trois au moins, le dernier avec violoncelle obligé est susceptible de changer notre perception de l’histoire de la musique concertante à la fin du XVIIIè siècle, mais un doute plane-t-il encore sur leur authenticité ? Quel écho auraient-ils eu s’il s’était agi de concertos de Mozart ?



La descendance de Mahler : mélodies passagères (Ondine)

mardi 12 février 2013 par Fred Audin

A part le fait qu’il y a soit trop peu, soit trop de Mahler pour illustrer le titre de leur album Le legs de Mahler, sans doute trouvé a posteriori, Virpi Räisänen et Marita Viitasalo nous entraînent dans un voyage dans la mélodie à l’orée du XXème siècle à travers un programme connu mais finalement assez peu fréquenté. Commençant en douceur, ce duo féminin réussit son entrée en scène, accumulant de manière pointilliste des fragments qui finissent avec le recul par former le tableau original d’une recherche d’un sentiment perdu qu’on aurait pu intituler, par la thématique comme par la position qu’occupent ces productions chez la plupart de leurs auteurs, l’enfance de l’art.



Hvorostovsky sans filet : de l’art du funambule (Ondine)

mercredi 6 février 2013 par Fred Audin

C’est une belle surprise de trouver Dmitri Hvorostovsky dans un récital piano-voix où, marquant un temps dans ses explorations de la musique populaire, il se met à découvert et se consacre à un compositeur unique, Rachmaninov, dont les mélodies sont relativement peu enregistrées, par des chanteurs de sa stature du moins. Le disque est d’autant plus séduisant qu’à part l’inévitable Les Eaux printanières, le choix des vingt-six morceaux évite systématiquement toutes les mélodies les plus célèbres, nous conviant à un voyage en terre inconnue, avec un guide qui connaît intimement ces contrées exotiques, et remplace aisément la pure splendeur vocale par un talent de diseur qu’on ne lui connaissait pas.



L’autre Wolfgang (Ondine)

mercredi 6 février 2013 par Nicolas Mesnier-Nature

Certains ont compris qu’il était intéressant, même si c’est malheureusement moins rentable, de se pencher sur les partitions de l’ « autre » Wolfgang, au prénom en partie prédestiné. La musique de Korngold doit être écoutée pour ce qu’elle est, un reflet d’une époque, à laquelle on est attaché ou pas mais qui, reconnaissons-le, est sans doute une des plus déterminantes pour l’histoire de la musique. On ne peut pas dire que cet enfant prodige ait évolué musicalement au cours de sa carrière : son style d’écriture restera le même tout au long de sa vie, étranger aux évolutions de l’après guerre, démodé à cette époque, puis oublié dans son pays natal. Pire encore, l’enfant génial reconnu par Mahler, Strauss et Zemlinsky galvaudera son talent dans des musiques de films hollywoodiennes, du moins c’est ainsi que le perçurent les critiques à l’époque, ce qui étonnamment d’ailleurs permettra à son nom de garder une certaine renommée.



Variations Goldberg sur l’organum à bretelles (Ondine)

mardi 11 décembre 2012 par Fred Audin

Ce n’est plus une surprise de voir apparaître un disque des Variations Goldberg de Bach à l’accordéon après les versions de Stefan Hussong, Teodoro Anzelotti, Myka Värynen, et surtout Denis Patkovic qui avec l’ampleur d’un son d’orgue semblait avoir donné un modèle définitif. L’accordéon classique offrant un registre d’une étendue comparable à celui du clavecin, il n’est pas plus absurde de jouer la partition sur l’accordéon, qu’au piano, à la harpe, à deux guitares ou à l’orgue, toutes tentatives qui ont été faites. Il ne s’agit donc plus de vérifier la conformité aux intentions de base mais de déterminer qui parvient à convaincre sur cet instrument, mal aimé des auditeurs français de musique classique qui l’associent forcément au musette, ou au mieux au jazz.



Des symphonies de Prokofiev allégées et rose pâle (Ondine)

lundi 19 novembre 2012 par Fred Audin

Sakari Oramo a pu se montrer un chef brillant, on l’a connu exceptionnel avec ce même Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise, par exemple dans le Concerto pour orchestre de Lindberg. Il est tentant d’acquérir, sur le même disque (généreusement rempli) un couplage des Symphonies n°5 et 6 de Prokofiev. A moins de rechercher une version neutre, internationale, non engagée, ne vous y fiez pas, le disque est à l’image de la pochette hideuse, et ne ressemble pas plus à Prokofiev que ce gros visage rose à grosses lèvres surmaquillées, vaguement asiatique, à demi-chauve et roux, jurant avec un fond vert à vomir.