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Articles de cette rubrique


Deux étoiles jumelles sont nées (Deutsche Grammophon)

jeudi 23 mai 2013 par Fred Audin

Les fées se sont penchées sur la naissance du CD de « début » [2] de Mikhail Simonyan pour Deutsche Grammophon, faisant la preuve qu’il est possible avec un peu de volonté d’imposer à la marque de bons disques hors du répertoire rebattu. Même la présentation du livret échappe à l’habituel discours préfabriqué, révélant quelque chose de la vision des deux partenaires des concertos pour violon de Barber et Khatchaturian, couplage parfait et inédit. Deux, écrit-on, car le chef d’orchestre Kristjan Järvi, fils cadet de Neeme s’y montre comme le plus prometteur de cette brillante famille de chefs, réussissant à livrer en complément de programme une version de l’Adagio pour cordes à la hauteur des plus grandes références.



Debussy en noir et blanc (Deutsche Grammophon)

mardi 7 mai 2013 par Nicolas Mesnier-Nature

Les illustrations des pochettes de présentation des disques, quand elles sont bien faites, éclaircissent à la perfection ce qui attend l’auditeur une fois la galette avalée par le lecteur. Conscient de l’attrait commercial qui en résulte, car le premier contact du client avec le produit se fait par ce biais, Deutsche Grammophon a toujours porté un soin évident à cette partie du livret. Photographié en plan rapproché au niveau de la taille, le pianiste Pierre-Laurent Aimard, enveloppé d’un vêtement sombre, la tête légèrement levée, les yeux portant au loin et le sourire léger et confiant, le pianiste détache sa silhouette sur un fond presque uniformément gris légèrement animé qui rappelle une porte métallique de garage. Une autre photo le prend cette fois à mi-corps, la main gauche soutenant une tête penchée aux yeux fermés, en une sorte de rappel à peine modifié de la posture du Penseur de Rodin.



L’universalité de Bach selon l’homme à la mandoline (Deutsche Grammophon)

mercredi 16 janvier 2013 par Fred Audin

La transcription d’œuvres célèbres des deux siècles derniers, à une époque où les compositeurs écrivent pour des timbres spécifiques, aboutit souvent à des effets fâcheux : il n’en va pas de même de la musique baroque où il est entendu qu’une flûte peut remplacer un violon, un basson un violoncelle, un clavier l’un ou l’autre. En enregistrant les trois plus célèbres des concerti de Bach à la mandoline, Avi Avital pour son premier album chez Deutsche Grammophon fait œuvre de créateur, restituant par un son nouveau et une virtuosité époustouflante, un équilibre que les instruments anciens ou leur contrepartie moderne sont parfois bien en peine d’imposer.



Charles Ives grand public par la reine Hahn (Deutsche Grammophon)

mercredi 16 janvier 2013 par Fred Audin

Il existe de très nombreuses versions des quatre sonates pour piano et violon achevées de Charles Ives (et quelques unes même de la pre-first sonata et d’une cinquième dont le matériel servit à Holidays symphony), mais aucune intégrale n’émane de solistes de la stature d’Hilary Hahn et de Valentina Lisitsa, qui les ont beaucoup travaillées en concert avant de se résoudre à les enregistrer. Parmi les versions isolées seul Szygeti, qui enregistra deux fois la quatrième peut prétendre à une notoriété comparable. Il est donc probable que cet enregistrement résulte d’une volonté des interprètes, et que curieusement leur maison de disques leur a pour une fois fait suffisamment confiance pour les laisser faire ! La réponse appropriée est au moins d’écouter avec attention le résultat.



Lisa Batiashvili en petite marchande d’allumettes (Deutsche Grammophon)

jeudi 11 octobre 2012 par Fred Audin

La critique est –presque- unanime, qui célèbre l’album de Lisa Batiashvili, comme un excellent disque de « début ». Seule difficulté, à trente-deux ans, Lisa Batiashvili n’a rien d’une débutante, et il ne s’agit que de ses « débuts » sous le fameux label jaune : entre temps elle nous a donné la magnifique création du concerto que Magnus Lindberg écrivit à son intention, du temps de son contrat avec Sony, et ses véritables balbutiements remontent au siècle dernier, où elle signait chez EMI un véritable premier album sous le nom d’Elisabeth Batiashvili, qu’elle aurait peut-être été bien inspirée de conserver : la publicité est passée par là, et la voici aujourd’hui titulaire d’une interprétation d’un Concerto pour violon n°1 de Chostakovitch, idéal pour ceux qui ne supportent pas la noirceur ni l’ironie de ce compositeur.



Coktail Adams-Mahler par Dudamel (Deutsche Grammophon)

lundi 8 octobre 2012 par Gilles Quentel

Encore une Symphonie n°1 de Mahler. On a déjà beaucoup dit ici et là que Deutsche Grammophon ressassait sans fin le même répertoire sans plus faire preuve de la moindre audace depuis qu’elle était tombée dans l’escarcelle d’Universal. Soyons juste : ce n’est pas le seul grand label de musique classique à être tombé de haut, et d’autres ont fait depuis un excellent travail d’exploration du répertoire (Naxos en tout premier lieu). C’est pour cette raison que le mélomane qui sait n’écoute plus ce que fait Deutsche Grammophon depuis belle lurette, à moins d’y être obligé. Ce qui est le cas en l’occurrence.



Le génie naissant de Martha Argerich (Deutsche Grammophon)

jeudi 4 octobre 2012 par Jean Lefranck

En introduction nous dirons combien ce CD nous touche dès les premières notes. De Martha Argerich nous pensions connaître tous les merveilleux legs discographiques, tant officiels que live. Deutsche Grammophon, le label officiel de la grande Martha, a retrouvé des archives des radios allemandes RIAS et WDR, toutes dédiées à Chopin dans les années 60. Un peu d’histoire permet de situer la valeur de ces témoignages. En 1965 Martha Argerich s’impose sans rivaux au concours Chopin de Varsovie avec l’effet d’une bombe qui agita durablement la planète pianistique. Elle avait en 1957 raflé le Concours International de musique de Genève et le Concours Busoni.



Transformation très raisonnable (Deutsche Grammophon)

mercredi 5 septembre 2012 par Gilles Quentel

Au premier abord, un autre « produit » Deutsche Grammophon, formaté pour le chaland en quête d’émotion culturelle surgelée. Fort heureusement, si l’on fait exception du livret, bien superficiel et totalement inutile, ainsi que de l’articulation hasardeuse du programme, cette « Transformation » n’est pas sans qualité. On regrettera cependant que Scarlatti serve d’huile à graisser les charnières et que l’engagement de Yuja Wang dans Stravinski ne se retrouve pas dans Brahms et Ravel.



Daniel Harding, remarquablement intègre ou trop poli ? (Deutsche Grammophon)

lundi 24 janvier 2011 par Fred Audin

On pourrait considérer qu’il n’y a aucun risque à fixer sur disque, une fois de plus, l’oratorio profane le plus célèbre du XXème siècle Carmina Burana : c’est compter sans les contempteurs de la musique de Carl Orff. Mais le risque principal est évidemment de prendre une volée de bois vert de la part de tous les critiques, qui auront forcément déjà leur version de référence en poche, bien que le sticker de couverture insiste –ce qui est assez inhabituel- sur le fait qu’il s’agit d’un enregistrement de concert. On en dénoncerait alors le manque d’urgence s’il fallait faire assaut de mauvaise foi. Mais voilà, problème ! C’est tout de même une version satisfaisante, agréable à entendre, et qui évite de façon surprenante la caricature.



Le mal lui sied terriblement bien... (Deutsche Grammophon)

vendredi 7 janvier 2011 par Jean-Charles Jobart

Existerait-il à l’opéra une malédiction imposant de faire incarner le héros par un ténor et son ennemi par un baryton ? À écouter le dernier opus de Bryn Terfel, la malédiction semble une bénédiction.