Le nouveau disque d’Ivan Fischer avec sa phalange hongroise, groupant la Première symphonie et les Variations Haydn de Brahms est convaincant et passionnant. Une exécution pleine de romantisme, de rubato et de vigueur, où l’on retrouve tout l’esprit et toute la spontanéité de la « quinte royale » des années 1950.
Le violoncelliste hollandais Pieter Wispelwey est l’un des plus grands virtuoses actuels de l’instrument, à la tête d’une riche discographie caractérisée par un éclectisme qui en fait à la fois un des interprètes les plus originaux du violoncelle baroque et les plus recherchés des compositeurs contemporains. C’est essentiellement pour l’écouter, et particulièrement dans les pièces en solo qui complètent le programme qu’on voudra se procurer ce SACD dont la prise de son est, particulièrement dans la partie enregistrée sur le vif, un modèle du genre. Malgré tous ces atouts, et le sentiment qu’on ne pouvait guère faire mieux, la satisfaction n’est pourtant pas totale.
Le pianiste Gary Cooper propose sur ce disque les sonates nos 48, 49 et 52 de Haydn, ainsi que deux oeuvres à variations. Un excellent travail artistique, qui bénéficie de l’indéniable apport de l’instrument ancien utilisé par le musicien, et qui intéressera les amateurs de pianoforte préromantique.
Décidément, Ivan Fischer s’impose comme le chef à suivre aujourd’hui : parmi ses nombreux enregistrements pour Channel Classics, pas un n’est descendu sous la barre de l’excellent. Cette Quatrième symphonie de Mahler parfaite, merveilleusement poétique et équilibrée, sans aucun défaut ni aucune affectation, s’élève au niveau des meilleures références.
Forte personnalité du violoncelle contemporain et virtuose hors pair, le musicien néerlandais Pieter Wispelwey confronte judicieusement deux partitions, presque contemporaines, de compositeurs liés par un profond respect réciproque mais aussi associées par la personnalité de leur créateur : Mstislav Rostropovitch.
Né à Megève d’une mère française et d’un père d’origine écossaise, soldat de l’armée autrichienne, Georg Muffat (1653-1704) étudie d’abord à Paris avec Lully, puis à Vienne, à Prague, avant de devenir organiste du Prince-archevêque de Salzbourg, qui lui paie un voyage d’étude en Italie, où il rencontre Pasquini et, surtout, Corelli. Il finira sa carrière comme maître de chapelle du prince-évêque Johann Philipp à Passau.
Le nouveau disque d’Ivan Fischer et de son Budapest Festival Orchestra obéit à une démarche originale : replacer la septième symphonie de Beethoven en 1812, l’époque de sa création en lui adjoignant trois pièces contemporaines, de Rossini, Wilms et Weber.
Pieter Wispelwey livre avec ce disque sa deuxième version du célèbre concerto pour violoncelle de Dvorak.
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