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Articles de cette rubrique


Deux succulents trios à cordes, en conserve. (Bis)

jeudi 11 octobre 2012 par Fred Audin

On ne présente plus les trois immenses interprètes qui forment autour de Frank Peter Zimmermann le trio du même nom, Antoine Tamestit et Christian Poltera, tous titulaires de prix prestigieux. Dans un programme qui complète intelligemment le Divertimento KV563, seul trio à cordes de Mozart par le mouvement D 471 du trio inachevé de Schubert, ils font entendre des instruments prestigieux, deux Stradivarius et un Guarneri, enregistrés dans un son opulent de SACD 5.0 surround. Que pourrait-on trouver à redire ? La question est plutôt, au-delà de répéter que ce disque est techniquement parfait, ce qu’on peut bien trouver à en dire.



Järnefelt : un peu plus que le frère du peintre et le beau-frère de Sibelius (Bis)

mercredi 10 octobre 2012 par Fred Audin

On se souvient aujourd’hui d’Armas Järnefelt comme le chef qui introduisit les opéras de Wagner en Finlande (commençant par Tannhäuser en 1904). La famille Järnefelt joua un rôle important dans la vie culturelle régionale, produisant un peintre de grand talent, Eeno, le plus jeune frère, et Arvid, écrivain-fermier à la manière de Tolstoi, auteur de la pièce Kuolema, pour laquelle leur beau-frère Sibelius écrivit la Valse triste. C’est Armas qui avait présenté son condisciple Jean, son aîné de quatre ans, à sa sœur Aino, et l’ombre de ce génie pesa sur toute sa production musicale, concentrée dans les dernières années du XIXe siècle, avant qu’Armas Järnefelt n’obtienne la nationalité suédoise et ne s’installe à Stockholm avec sa seconde épouse, la cantatrice Olivia Edström.



Mécaniques de précision (Bis)

mercredi 12 septembre 2012 par Gilles Quentel

Le label Bis a eu la grande idée de réunir sur un disque deux concertos pour violoncelle qui figurent non seulement parmi les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature pour l’instrument, qui ont été composés la même année (1970), à l’intention du même violoncelliste (Rostropovitch) et qui partagent en outre une sensibilité musicale très proche par leur caractère contemplatif, minutieux et éminemment poétique. De la véritable orfèvrerie musicale.



Respighi comme une carte postale dans sa boîte (Bis)

lundi 10 septembre 2012 par Vincent Haegele

Peut-être y avait-il lieu d’attendre beaucoup, voire trop, à l’annonce de la parution de la Trilogie romaine de John Neschling, après la leçon de musique assénée par ce dernier dans les Chorôs de Heitor Villa-Lobos. L’un des derniers témoignages du chef brésilien à la tête de sa phalange de São Paulo avant son brutal limogeage déçoit et ce n’est pas peu dire : trop de prudence, peu d’engagement, des musiciens presque timides… Mais qu’ont-ils voulu dire sur cette carte postale d’une Italie figée et trop petite ?



Dvarionas et Korngold, deux utopistes de la beauté mesurée (Bis)

mardi 11 janvier 2011 par Fred Audin

Saluons l’initiative du label Bis et de Vadim Gluzman, coutumier du fait, de tenter de faire partager au plus grand nombre des œuvres trop rarement enregistrées comme le sont celles de Balys Dvarionias, qui fut le représentant musical principal de la Lituanie, pays riche en compositeurs à peu près tous négligés (Ciurlionis, Rekasius, Balsys seraient les plus connus des occidentaux). Le choix n’est guère aventureux, l’idiome utilisé restant celui du XIXème siècle, tolérable par le régime soviétique au point que Dvarionas fut choisi pour composer (en collaboration comme c’était plus ou moins la règle) l’hymne de la république soviétique de Lituanie. Cette demi-découverte s’accompagne du concerto de Korngold, un peu rabâché ces derniers temps, en espérant que sa présence fasse vendre l’album.



Walton à la française : manque de souffle et abus de distinction (Bis)

mercredi 15 décembre 2010 par Fred Audin

Il y a difficilement de réussite dans l’absolu. Ce disque pose un véritable cas de conscience. Il propose un magnifique programme, et ne parvient à convaincre qu’à demi. La performance est exceptionnelle pour un orchestre français, mais rend-elle justice aux œuvres qu’elle défend si l’on en possède déjà les rares meilleures versions ? Ceux qui ne les connaissent pas soupçonneront-ils en l’écoutant qu’ils se confrontent à des œuvres capitales du XXème siècle, ou, si on leur en recommande l’audition, passeront-ils à côté de chef-d’œuvre qu’ils ne découvriront jamais dans leur rayonnement d’origine ? Gageons qu’il faille tout de même tenter l’expérience, quitte à commencer par la fin.



Asraël en Malaisie (Bis)

mercredi 18 août 2010 par Jean-François Maisières

Cette nouvelle version de la Symphonie « Asraël » de Josef Suk est séduisante par sa vivacité, son exactitude et sa poésie. Elle constitue une bonne alternative à l’enregistrement tout aussi honnête de Vladimir Ashkenazy, commenté il y a quelques mois.



Schnittke par l’Orchestre Philharmonique du Cap (Bis)

mercredi 23 juin 2010 par Jean-François Maisières

Le programme original de ce disque séduira tous ceux qui aiment la musique russe postérieure à Chostakovitch : Schnittke, compositeur au style éclectique mais bien reconnaissable, à l’esthétique souvent sombre mais jamais déprimante, y est mis à l’honneur par un bel enregistrement de son surprenant Concerto grosso n°1 et surtout par la version complétée de sa Neuvième symphonie, œuvre d’Alexandre Raskatov, habitué de l’exercice.



Nicolas Bacri, du classicisme à la banalité (Bis)

vendredi 4 juin 2010 par Thomas Rigail

Bis propose ici un disque regroupant pas moins de trois concertos et une symphonie, écrits entre 1995 et 2005, d’un compositeur français dit néo-tonal les plus joués, François Bacri. Si nous n’avons rien à priori contre la néo-tonalité, il faut avouer que les œuvres regroupées tendraient à donner raison à ses détracteurs tant leur néo-classicisme est attendu et l’ambition frivole.



Valentin Silvestrov : un vide statique et abyssal (Bis)

mercredi 7 avril 2010 par Fred Audin

Valentin Silvestrov a été l’élève des deux compositeurs ukrainiens les plus marquants du XXème siècle, Boris Lyatoshinsky et Lev Revutzky. Sa popularité est aujourd’hui supérieure à celle de ses maîtres, sans doute parce qu’il fut salué à Darmstadt en 1968 et s’intéressa aux techniques de composition les plus modernes de l’occident avant de régresser vers un minimalisme et un néoclassicisme tonal qui en fond un cousin des Kancheli, Pärt, Gorecki, Gubaïdulina et autres contemplatifs baltes, dont le discours vaguement religieux est aussi accessible que désespérément neutre.